Les grandes tendances du marché foncier de l'espace rural

En France, après une reprise timide en 2010, l''année 2011 est placée sous le signe d''une ouverture plus nette des marchés fonciers de l''espace rural. Les marchés sous influence urbaine, chahutés par le contexte économique de la fin des années 2000, confirment leur retour à la croissance. Le marché des terres agricoles, quant à lui, même s''il rebondit après la forte fermeture de 2009, s''inscrit toujours dans une baisse tendancielle des surfaces échangées.


Les marchés résidentiels semblent prendre le pas sur celui des espaces «productifs». Ailleurs dans le monde, en Afrique, mais également en Europe de l''Est, la pression sur les terres agricoles se renforce : divers opérateurs constituent de grandes structures de production à capitaux nationaux non agricoles ou étrangers, et bénéficiant de faibles coûts de production.


Dans ce contexte très concurrentiel, l''agriculture ouest-européenne évolue progressivement vers des structures sociétaires de plus en plus concentrées. Leur poids financier et leur agrandissement, qui s''effectue librement sur le marché des parts de sociétés plutôt que sur le marché foncier, posent la question du maintien de leur caractère familial.


Dans un marché de l''espace rural en franche reprise, l''écart de prix continue de se creuser entre les marchés sous influence urbaine et les marchés des terres productives. Les prix de l''immobilier rural en France sont en nette hausse, à l''exception des parcelles résidentielles et de loisirs non bâties.


Au niveau mondial, la prise de contrôle à grande échelle de terres agricoles pour l''approvisionnement direct en biomasse concerne plusieurs millions d''hectares par an. En France, le capital nécessaire pour financer des exploitations de plus en plus grandes, l''assouplissement des politiques de structures et le développement des sociétés pourraient à terme attirer des investisseurs non agricoles, nationaux ou étrangers.


Le maintien à un bas niveau des taux d''intérêt réels et l''amélioration des revenus agricoles, intervenue dès la fin de l''année 2010, ont pour conséquence la croissance du prix des terres agricoles libres et louées en 2011. Si la hausse des prix est généralisée, leur niveau reste très intimement lié aux secteurs d''activité.


Le marché des terres agricoles louées non bâties affiche en 2011 une augmentation notable des échanges (+ 11,9 % en nombre de transactions, + 16,6 % en surface et + 24 % en valeur) mais avec une hausse de prix plus modeste que celui des terres libres.


Le prix moyen des terres libres en France gagne 6 % en 2011 à 5 430 euros/ha.


Le prix moyen des terres louées en France est en augmentation de 3,1 % en 2011 à 3 830 euros/ha.


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« Le prix des terres » - Analyse des marchés fonciers ruraux 2011.



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