Le plan de lutte contre les inondations de Valenciennes Métropole

Le territoire de la Communauté d'Agglomération de Valenciennes Métropole est régulièrement soumis à de violents orages qui provoquent d'importantes inondations, comme dernièrement celles du 27 juillet 2012 à Maing. « Elles sont dues à des débordements de cours d'eau, mais aussi et surtout à l'accélération du ruissellement engendré par les remembrements successifs qui ont fait disparaître les haies, talus et fossés, explique Philippe Magnier, Directeur du Service Environnement de Valenciennes Métropole. Ces ouvrages avaient l'avantage de ralentir la progression de l'eau sur une terre qui est argileuse, donc relativement imperméable. Nous devons maintenant nous évertuer à rétablir ce qui n'aurait pas dû disparaître ». C'est tout l'objet du Plan d'Action et de Prévention des Inondations dont la Communauté d'Agglomération a pris l'initiative.

Une opération menée en concertation avec le monde agricole


La Communauté d'Agglomération de Valenciennes Métropole a d'abord demandé la réalisation d'une étude hydraulique des bassins versants. Celle-ci a permis de déterminer les types d'ouvrages à réaliser et leur localisation. Deux catégories d'actions sont apparues nécessaires : celles qui relèvent d'une hydraulique douce, consistant à implanter des fascines et des haies pour retenir l'eau et la boue ; et celles qui impliquent des travaux comme l'élargissement des fossés ou la construction de merlons (de gros talus renforcés de pierres), voire la création de bassins de rétention.

« Partant de là, nous avons choisi de nous appuyer sur des professionnels du monde agricole pour mener à bien nos opérations afin de faciliter le dialogue avec les exploitants, recueillir leur avis et trouver des solutions satisfaisantes pour tous », témoigne Philippe Magnier. La Communauté d'Agglomération a sollicité la Chambre d'agriculture pour les aménagements d'hydraulique douce, qui ne nécessitent pas d'emprises, et la Safer pour les travaux impactant des surfaces agricoles.

C'est ainsi qu'un Avenant à la Convention de partenariat a été signé entre la Communauté d'Agglomération de Valenciennes Métropole et la Safer pour que celle-ci identifie les propriétaires et les exploitants concernés par les emprises et négocie avec eux la vente et la libération des terrains nécessaires à la réalisation des aménagements.

Une intervention rapide et efficace de la Safer


L'étude foncière et les négociations associées ont été effectuées très rapidement sur la commune de Maing, pour laquelle il y a avait urgence. Le processus a été bouclé en six mois, au second semestre 2012. La Communauté d'Agglomération a pu acheter 5 100 m² entamant 18 parcelles auprès de 11 propriétaires et commencer les travaux dès l'automne. La plus petite emprise est de 47 m2 ; la plus grande de 705 m2. Les acquisitions ont été réalisées à l'amiable, dans le souci d'intérêt général. « Mieux, ajoute Philippe Magnier, la concertation nous a permis d'améliorer notre projet. Les agriculteurs, qui connaissent parfaitement le terrain, nous ont fait part, directement ou via la Safer, des adaptations qu'il était nécessaire d'effectuer pour gagner en efficacité ».

Du côté de Saint-Saulve, les négociations sont en cours, notamment pour la création d' un bassin de rétention. « C'est plus difficile qu'à Maing car la surface concernée est plus grande et le risque paraît moins important car les caprices de la météo font que la commune a échappé jusqu'à présent aux gros orages. Mais mieux vaut s'en prévenir », souligne Philippe Magnier.

Six nouveaux projets en préparation


La prévention est aussi à l'ordre du jour pour d'autres communes que Maing et Saint-Saulve (et Estreux, où des aménagements ont été effectués en 2009). Après avoir mené de nouvelles études hydrauliques, la Communauté d'Agglomération de Valenciennes Métropole a déposé en Préfecture six dossiers d'autorisation au titre de la loi sur l'eau. « Comme pour Maing et Saint-Saulve, nous n'avons pas l'intention d'aller en Déclaration d'utilité publique, qui est une démarche trop coercitive, conclut Philippe Magnier. Nous jouerons à nouveau la carte de la concertation avec les agriculteurs pour trouver des solutions avec eux ».

 

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