EDITO


Denis Bollengier, Président de la Safer Flandres-Artois



« Depuis quelques mois, nous entendons parler de la loi d'avenir de l'Agriculture Française. En tant que représentant de Safer, nous pensions que c'était une belle opportunité à saisir et c'était à chacun de s'investir pour faire des propositions.

Dès le départ, le ministre de l'agriculture nous promettait un beau projet à venir.... Normal pour une loi d'Avenir ! Le groupe des Safer a, dans ce cadre, édité un livre blanc contenant 19 propositions pour optimiser la contribution des Safer aux politiques publiques d''aménagement de l''espace rural.

Quelle ne fut pas notre surprise lors de la lecture du premier projet. Non seulement les améliorations tant annoncées n'étaient pas retenues, mais en plus, les Safer voyaient leurs moyens d'actions reduits !

Aujourd'hui, plus on avance, plus on se demande si réellement il nous faut une loi d'avenir ? En plus de contraintes renforcées, les nouvelles évolutions proposées n'apportent que peu de progrès, si ce n'est en matière de complexité dans le fonctionnement et les interventions Safer. Pourtant, bien des mesures seraient à prendre.

Je reste persuadé que sans l'intervention des Safer, le marché foncier aurait du mal à se tenir. En effet, nous subissons de plus en plus la pression d'investisseurs étrangers et leurs souhaits d'acquérir des terres agricoles en France à tout prix, à n'importe quel prix. Pourtant, nous avons la chance que sur nos territoires, encore de nombreux jeunes souhaitent s'installer et la Safer reste pour eux une vraie opportunité.

Il s'agit là d'effets pervers que la loi française permet à ce jour. Nous espérions que la loi d'avenir auraît pu atténuer ces conséquences désastreuses à long terme. Quoi de plus naturel que le foncier appartienne à ceux qui le mettent en valeur personnellement ou aux propriétés privés à caractère familial.

Enfin, imposer un nouveau mode de gouvernance n'apportera pas non plus de solutions à un fonctionnement qui aujourd'hui permet à la Safer d'être efficace, notamment de par les 4 comités techniques répartis sur le territoire de notre région, afin d'être au plus près du terrain, des agriculteurs et des acteurs locaux ».


 
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